Paul Thomas Anderson’s ‘After the Battle’ Frontrunner for Oscars 2026

by Ahmed Ibrahim World Editor

Cette tragicomédie de Paul Thomas Anderson semble destinée pour l’Oscar du meilleur film, à force d’accumuler les récompenses.

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Paul Thomas Anderson lors des Producers Guild Awards 2026 au Fairmont Century Plaza à Los Angeles, le 28 février 2026. (KEVIN WINTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis Une bataille après l’autre a été élue, samedi 28 février, meilleur film de l’année par les producteurs d’Hollywood, un nouveau prix clé qui cimente son statut de favori pour les Oscars.

Cette tragicomédie de Paul Thomas Anderson, qui met en scène la traque d’ex-révolutionnaires d’extrême gauche par un suprémaciste blanc, semble destinée pour l’Oscar du meilleur film, à force d’accumuler les récompenses.

Depuis début janvier, elle a notamment été élue meilleur film de l’année par les critiques de films américains, puis par les réalisateurs d’Hollywood, et a reçu le prix de la meilleure comédie aux Golden Globes.

“C’est un immense honneur, merci beaucoup”, a lancé Paul Thomas Anderson, en acceptant son nouveau trophée.  Le réalisateur a également eu un mot pour les dirigeants de Warner Bros, studio prestigieux qui a distribué son film et va se faire racheter par Paramount Skydance – au grand désespoir de certains créatifs d’Hollywood. “Puissiez-vous brandir longtemps votre étendard, quoi que l’avenir vous réserve. C’est une bataille après l’autre”, a-t-il déclaré.

Les Producers Guild Awards (PGA) sont remis chaque année par le syndicat des producteurs américains, qui compte plus de 8 000 membres. Ils sont considérés comme un indicateur fiable en vue des Oscars : sur les vingt dernières années, le vainqueur des PGA Awards a remporté 18 fois l’Oscar du meilleur film.

Une bataille après l’autre est porté par un casting d’anthologie. Leonardo DiCaprio y incarne un spécialiste des explosifs, engagé dans un mouvement d’extrême-gauche où il tombe amoureux d’une pasionaria révolutionnaire, jouée par Teyana Taylor. Leur romance se dissout avec l’échec de cette cellule et il finit par élever seul sa fille (Chase Infiniti).

Mais seize ans plus tard, le militaire suprémaciste blanc (Sean Penn) qui les traquait ressurgit. Sa détermination va forcer l’ex-artificier, rouillé par la paranoïa et la fumette, à reprendre du service pour secourir sa progéniture. Dans son épopée maladroite, il croisera un maître de karaté d’un zen déconcertant (Benicio Del Toro), ravi d’aider une ancienne gloire révolutionnaire.

Adapté du roman Vineland, de Thomas Pynchon, ce film dépeint une Amérique irréconciliable, déchirée par l’héritage politique du Ku Klux Klan et celui du Black Power, et où tout se résout par les armes. Plébiscité pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines des Etats-Unis, le film a récolté 13 nominations aux Oscars, dont une pour tous ses acteurs principaux.

C’est un peu moins que son grand concurrent Sinners, de Ryan Coogler, et ses 16 nominations. Mais malgré ce record historique, ce film qui raconte la blessure profonde des personnes noires dans l’Amérique ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues, semble désavantagé dans la course à l’Oscar du meilleur film.

Fin du suspense le 15 mars, lors de la 98e cérémonie des Oscars à Hollywood.

Affiche du film "Une bataille après l'autre" de Paul Thomas Anderson, sortie le 24 septembre 2025. (WARNER BROS)
Affiche du film “Une bataille après l’autre” de Paul Thomas Anderson, sortie le 24 septembre 2025. (WARNER BROS)

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