Obesity: A Chronic Illness, Not a Personal Failing

by Grace Chen

L’obésité reste trop souvent réduite à un manque de volonté. Pourtant, il s’agit d’une maladie chronique, inflammatoire et complexe, dont les mécanismes biologiques et psychologiques exigent une prise en charge globale et précoce. Le Dr Kierzek décrypte pour nous la maladie.

Réduire l’obésité à une question de comportement est non seulement faux, mais aussi lourd de conséquences pour celles et ceux qui en souffrent.

Obésité : une maladie chronique, pas un défaut personnel

Dans l’imaginaire collectif, l’obésité est encore associée à une personne qui mange trop, ne fait pas de sport et se “laisse aller”. Une image caricaturale, commode, qui permet de coller une étiquette et de se rassurer. Mais cette vision est fausse. Et surtout, elle est dangereuse.

L’obésité n’est ni un manque de volonté ni un excès de gourmandise. C’est une maladie chronique, inflammatoire et complexe, qui s’auto-entretient. Elle concerne avant tout le tissu adipeux. Longtemps considéré comme inerte, ce tissu devient, chez les personnes concernées, un véritable organe malade. Il se met à produire des substances inflammatoires, des hormones de stress et des messagers chimiques qui perturbent l’ensemble de l’organisme. On parle alors d’inflammation chronique de bas grade.

Un effet domino sur le corps… et sur le cerveau

Cette inflammation n’est pas sans conséquences. Elle entraîne une cascade d’effets, un véritable effet domino :

  • Fatigue du pancréas, pouvant conduire au diabète
  • Encrassement des artères et augmentation du risque cardiovasculaire
  • Atteintes des articulations, du foie et du sommeil
  • Impact sur le cerveau et l’humeur

À cela s’ajoute un autre mécanisme clé : le dérèglement du cerveau. Le “thermostat” de l’appétit se modifie. Le cerveau s’habitue à un poids plus élevé et lutte pour le maintenir, envoyant des signaux contradictoires.

Le regard des autres aggrave encore la situation. Stigmatisation, remarques et jugements génèrent stress, anxiété et honte. Or le stress favorise lui aussi la prise de poids et l’inflammation. Le cercle vicieux est alors complet.

Face à cette réalité, la réponse doit être médicale. L’obésité se soigne comme toute maladie chronique : avec une prise en charge globale, précoce et sur le long terme. Pas des régimes restrictifs, inefficaces dans la durée, mais une approche pluridisciplinaire associant suivi médical, accompagnement nutritionnel, soutien psychologique et activité physique adaptée. Dans certains cas, des traitements ou une chirurgie peuvent être proposés : ce ne sont pas des raccourcis, mais des outils médicaux.

Sortir du jugement, voir la personne derrière le poids et proposer de l’aide sans morale ni culpabilisation reste une étape essentielle pour mieux soigner.

Les conseils du Dr Gérald Kierzek

Retrouvez tous les matins à 8h50 Les conseils du Docteur Kierzek. De la gestion de notre stress à notre nutrition ou encore notre sommeil, il vous prodigue ses bons conseils sur chaque aspect de notre vie quotidienne.

Vous pouvez également retrouver cette chronique en réécoute sur l’appli ICI et l’appli Radio France.

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